Petit Lexique

Tous les chemins mènent à Rome… euh … à Vegan !

En quelques définitions, tu vas comprendre ce qui différencie un flexitarien d’un végéta*ien ou d’un végan. Tu vas voir c’est très simple et ça va à peu prés dans le même sens à des degrés différents. Je tiens à préciser que je n’aime pas mettre d’étiquettes (ni à moi ni aux autres), je ne me proclame pas « végane » ni « végéta*ienne », j’essaye juste de faire au mieux chaque jour… mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille… alors j’essaie aussi de faire preuve d’un peu de souplesse dans ma démarche lorsque cela me semble nécessaire.

#Carnisme : Le carnisme désigne une idéologie qui justifie la consommation de chair animale par les humains. Selon Melanie Joy (psychologue sociale), c’est parce que le carnisme est une idéologie dominante qu’il est resté anonyme et invisible, et de ce fait, manger de la viande est perçu comme une évidence plutôt que comme un acte facultatif ; lorsque manger de la viande n’est pas une nécessité pour la survie ni la santé, cela devient un choix, qui pour Joy provient de croyances, explicites ou tacites. Joy soutient qu’à cause de la violence inhérente au carnisme (la production de viande nécessite une violence considérable envers les animaux), le système idéologique s’appuie sur un ensemble de mécanismes de défense sociaux et psychologiques qui déforment les perceptions des gens et bloquent leur sensibilité et leur empathie lorsqu’ils mangent de la viande, permettant ainsi à des personnes habituellement compatissantes de participer à ce que l’auteur considère comme des pratiques inhumaines sans réaliser ce qu’elles font.

#Spécisme : Le spécisme est la discrimination basée sur l’espèce, qui fait de l’espèce en soi un critère justifiant la violation de ces droits fondamentaux (exploitation, violence, oppression et meurtre). Le spécisme est donc à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier. En pratique, le spécisme est l’idéologie qui justifie l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.

#Antispécisme : L’antispécisme est un mouvement datant des années 1970, qui affirme que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder. L’antispécisme s’oppose au spécisme qui place l’espèce humaine avant toutes les autres.

#Végétarisme : Régime alimentaire adopté par les végétariens qui refusent de manger la chair des animaux en général (je précise que les poissons, les poulpes, les écrevisses et leurs copains d’eau douce ou d’eau salée sont aussi des animaux).

#Végétalisme : Régime alimentaire adopté par les végétaliens qui en plus de refuser la chair des animaux terrestres et marins (comme les végétariens), refusent également de consommer toutes sécrétions hormonales animales –> lait et ovule (œuf) ainsi que le miel des abeilles (CQFD : les abeilles ne produisent pas le miel spécialement pour les humains mais pour elles même, leur miel est LEUR stock de nourriture annuelle. Le nectar récolté dans les fleurs dites mellifères est transporté dans le jabot de l’abeille avant d’être régurgité et stocké dans la ruche).

Tu peux lire très souvent sur la toile ou ailleurs le mot « végéta*isme », tu vas certainement penser à une faute de frappe mais, naaaaan, c’est le terme employé pour désigner les végétaliens et les végétariens réunis en 1 mot, astucieux n’est ce pas ?

#Véganisme : A la petite (pour nous) mais grande (pour les animaux) différence du végéta*isme, le veganisme ne s’arrête pas à l’alimentation, mais il va plus loin, c’est donc un mode de vie à part entière. Les vegans sont donc végétaliens de par leur régime alimentaire et ils refusent aussi l’exploitation animale sous toutes ses formes : cuir, laine, soie, produits ménagers et cosmétiques contenant de produits animaux et/ou testés sur les animaux, les cirques, zoos, delphinariums, courses hippiques, etc.

#Flexitarisme : Comme le terme nous laisse deviner, le flexitarisme consiste à être plus ou moins flexible dans son végéta*isme ou son véganisme. Par exemple, nous à la maison après un simple constat de notre consommation de viande, on trouvait que manger carné tous les jours c’était trop et on a commencé par réduire la viande et le poisson jusqu’à les éliminer quasi-complètement (on cuisinait un poulet fermier de temps en temps), mais lorsqu’on était invité ou qu’on recevait on mangeait de la viande, pour passer un bon moment sans faire de vague et faire comme tout le monde (parce qu’on pensait que c’était un choix personnel et privé qui devait le rester) et puis au départ ce n’était pas vraiment un choix éthique mais juste le désir de manger moins de viande à la maison.

Donc en résumé le flexitarisme consiste à faire des entorses exceptionnelles dans son alimentation ou son mode de vie. On peut donc être flexi-végétarien, flexi-végétalien ou flexi-vegan en faisant des exceptions à des moments de notre vie quotidienne. Les puristes n’aiment pas ces termes, certainement parce qu’ils dédramatisent le vrai problème : la souffrance animale. Et je les comprends, car se cacher derrière des phrases du genre « oui, mais je n’en mange pas tous les jours » ou « je m’autorise de temps en temps un yaourt bio ou un poulet rôti label rouge, élevé en plein air » n’enlève en rien la souffrance des individus exploités. Donc je comprends leur désapprobation, mais je pense aussi que, si nécessaire, il vaut mieux se végétaliser progressivement (donc être flexible) jusqu’à arriver à être totalement vegan plutôt que tout arrêter d’un coup et craquer 3 mois plus tard. On peut aussi devenir végétalien du jour au lendemain sans même passer par la case végétarien ! Si, si ça existe, j’en connais un et il est d’ailleurs un de mes éléments déclencheurs, il m’a prouvé que c’était possible, je n’avais donc plus d’excuse !

Si tu préfères arrêter les produits laitiers, les œufs et le miel avant la viande et le poisson, tu peux, si tu préfères commencer par faire le tri dans tes cosmétiques, tes produits ménagers et ta garde robe (il n’est pas nécessaire de jeter ta ceinture, ton sac et tes pompes en cuir, mais être averti et trouver l’alternative pour ne plus en racheter au prochain shopping), tu peux aussi… Et surtout, ce n’est pas parce qu’on arrive pas à arrêter la viande et/ou les produits laitiers d’un seul coup qu’on doit se dire que le végétarisme ou le végétalisme n’est pas fait pour nous. Personne n’est parfait, moi la première d’ailleurs, je vise le veganisme mais j’ai encore du chemin à parcourir. Au tout début j’ai voulu aller trop vite (un peu comme au footing il faut trouver son rythme pour ne pas s’essouffler) mais j’ai décidé d’être moins dure avec moi-même pour pouvoir mieux avancer. Je suis déjà dans la bonne démarche, alors maintenant j’avance plus doucement mais surement. L’important est de ne plus se voiler la face et se cacher derrière des excuses qui ne tiennent pas la route mais d’atteindre un objectif : un monde plus juste pour tous !

La raison pour laquelle je pense que tous les chemins mènent au véganisme, est que je constate de manière générale que les gens qui cessent de manger les animaux pour des raisons éthiques, commencent d’abord par être végétariens et parfois même pesca-végétariens (ils continuent à manger des poissons), puis végétaliens… pour enfin atteindre le véganisme, car soyons clairs, s’arrêter au végétarisme n’a pas vraiment de sens quand on sait que les produits laitiers, les œufs et le miel cachent tout autant de souffrance et de dégâts écologiques. Nous exploitons tellement les animaux partout et pour tout qu’on ne sait même plus par où commencer, car il faut bien commencer : les savonnettes, les gels douches, les shampooings, le maquillage, les crèmes hydratantes, les médicaments, les produits ménagers, les bonbons, etc, contiennent de la graisse ou du cartilage animal et sont testés sur les animaux… et je vous épargne les chaussures en cuir, la maroquinerie, les fringues en laine, les foulards en soie, les fourrures (maintenant très accessibles, puisque quasiment tout le monde en porte et même Bibouille se pavanait avec la fourrure d’un râton laveur -mort- sur sa capuche de manteau en pensant que c’était de la synthétique)… pour te dire à quel point c’est compliqué de tout changer du jour au lendemain. Je pense que chacun y va à son rythme, de plus, nous ne partons pas tous du même niveau, pour certain-e-s qui savent déjà cuisiner, réinventer son alimentation sans la viande et le poisson est plutôt facile, pour d’autres qui avaient l’habitude des plats préparés et des fast-food, la tâche s’avère plus compliquée. Ceux qui comme moi faisaient déjà attention aux étiquettes pour traquer l’huile de palme, le glutamate de sodium, les substances toxiques dans les cosmétiques (parabens, phénoxyéthanol…) et qui cuisinaient déjà eux-mêmes partent avec un avantage considérable, j’en conviens. Mais, mais, mais… rien n’excuse le manque de volonté car il coûte très cher aux humains qu’on affame, aux animaux qu’on oppresse et à la Planète qu’on détruit, alors on commence par où on veut, on va à la vitesse qui nous convient, mais surtout on commence et on avance (positive attitude).

« Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir » Albert Einstein

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